Bouée de secours du 8 Novembre 2021

Confusion, discussions à sens unique, chacun restant sourd à tout autre point de vue que le sien. Convictions brandies haut et fort jusqu’a ce qu’un nouvel ordre, ou contre ordre arrive. Dans cette confusion générale qui dure et s’accentue, je reste convaincue de l’importance de rester centrer en son coeur, qui éclairera ainsi mieux ce qu’il nous reste d’intelligence…

Et surtout, surtout, je suis convaincue de l’importance de se nourrir de beauté: texte, ou nature.

La poésie parfois seule parvient à lever le voile de nos ombres, et devient alors un vrai baume pour l’âme

Jean Lavoué sait à merveille nous dispenser ces soins:

 » J’accorde à ces moments sans éclats
Tout le silence qu’il faut pour les réconforter.
Je laisse agir la lumière,
J’apprends ainsi à espérer.
Quand la nuit pose sur ma joue son masque de velours,
Quand la pluie s’insinue sous les ardoises du ciel,
Je tends la flamme entre les mots
D’une lampe tenue dans les celliers d’enfance.
Là où l’ombre est la plus tenace,
Je n’ai que cette source au bout des doigts
Pour tracer un chemin ;
Là où n’était que bois mort et ronces enchevêtrés,
Je retrouve sève ardente
Et des sentes où passer.
Il ne suffit que d’un message,
Quelques mots de trois fois rien,
Pour que le jour s’achemine sans faux pas vers lui-même,
Confiant dans ce soleil,
Dans cet autre matin.
Alors le Poème, à coup sûr, s’échappe du tombeau !
Déjà des bourgeons naissent des bribes de l’automne,
Des trouées de lumière, des branches apaisées… »
Jean Lavoué

 

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