La puissance du coeur/ Retour sur conférences

0

En juillet 2017, je vous écrivais déjà sur le sujet

La pratique spirituelle fait du bien à notre cerveau !

Celles et ceux qui ont une spiritualité vivante ont déjà observé combien cela leur était bénéfique à différents niveaux.

Cependant nous avons maintenant des données scientifiques qui nous précisent comment la prière fait aussi du bien tant à notre corps qu’à notre âme.

Cela nous parait parfois étonnant , toujours intéressant, mais en fait nous ne faisons que revenir aux sources de la santé .Philon d’Alexandrie avait déjà définie l’importance pour le thérapeute de prendre soin de l’Etre, tout entier: corps, émotions, âme.

Hildegarde de Bingen, au 12 ème siècle rappelait sans cesse la nécessité de porter attention tant au corps, aux émotions qu’à la vie spirituelle.

L’action de «prier» a été définie comme toute activité mentale qui inclut:

1/Les prières traditionnelles pratiquées par les gens de confession religieuse, quelque soit bien sûr cette religion.

2/La méditation, ou la réflexion contemplative sur plus grand que soi-même: Selon les différentes traditions, un “être suprême” ou ce Divin à l’intérieur de chacun.

3/La pensée positive, comme de dire des affirmations, de se fixer des objectifs et maintenir des propos édifiants ou moralement valorisants.

4/Fréquenter un lieu de culte, prier ou chanter avec la congrégation.

Il est ressorti de ces études que la prière, le “Voyage en pays d’intériorité” aide à:

  • Réduire le stress
  • Augmenter la résistance aux malaises et maladies…
  • Neutraliser les émotions négatives…
  • Améliorer la mémoire et les fonctions mentales…
  • Prévenir ou retarder la démence et la maladie d’Alzheimer…
  • Diminuer la douleur…
  • Avoir une vie plus longue, plus heureuse et plus en santé…

Ces informations proviennent des travaux du Dr. Andrew Newberg, directeur du Centre Myrna Brind pour la Médecine Intégrative, de l’Hôpital Universitaire Thomas Jefferson aux États-Unis. Le Dr Newberg est l’auteur du best-seller «How God Changes Your Brain», sur lequel cet article est basé.

Le Dr. Newberg est l’un des fondateurs du domaine de la «neurothéologie»: l’étude scientifique de la relation entre le cerveau et le phénomène spirituel.

Les données suivantes sont basées sur des résultats de recherche de 47 études cliniques contrôlées à double-insu, sur les effets bénéfiques démontrés de la prière sur la santé.

Il ressort de ces études que la prière stimule les parties du cerveau qui aident à nous garder en santé et heureux.

1/ La prière stimule le lobe frontal, aide à le garder en santé, et prévient le rétrécissement lié au processus de vieillissement.

Le Dr Newberg, a pu répéter le résultat, en étudiant les ondes cérébrales dans le lobe frontal des sujets qui pratiquaient la prière.

Il a aussi découvert qu’une prière ordinaire de quelques minutes seulement par jour n’avait pas d’impact significatif sur le lobe frontal. Pour obtenir de bons résultats, il a observé que les sujets devaient prier pendant un nombre minimum spécifique de minutes chaque jour – ou plus longtemps. Vingt minutes sont considérées comme une bonne moyenne.

2/ La prière agit au niveau du cortex antérieur, la région du cerveau qui est activée lorsque nous ressentons de l’empathie et de la compassion pour les autres.

Le Dr Newberg a surnommé cette partie «le cœur neurologique.»

La prière active le cortex antérieur, qui nous aide à sentir de la compassion et une connexion d’amour avec les autres, ainsi qu’avec le divin et avec la vie.

3/L a prière réduit l’activité du lobe pariétal:

Le lobe pariétal, nous permet de tenir compte de l’espace autour de nous, d’avoir la conscience physique de soi, et de l’ego. Mais l’activité cérébrale dans cette partie du cerveau peut aboutir à la solitude et à l’isolement. C’est pourquoi il faut éviter de la suractiver car ceci n’est pas bénéfique pour la santé autant physique que mentale.

Heureusement, comme l’affirme le Dr Newberg, «lorsque vous passez du temps à prier, soit chez vous ou à l’église, ou même lorsque vous chantez lors d’un service religieux, cela désactive le lobe pariétal!» Ce qui nous aide à oublier nos problèmes, et à la place nous nous sentons plus solidaires avec les gens qui nous entourent, et cela nous rapproche du divin.

La prière réduisant l’activité cérébrale dans le lobe pariétal, cela permet de se centrer moins sur soi et davantage sur ce qui se passe autour de nous.

4/ La prière a un impact modérateur sur le système limbique, qui peut être un facteur de trouble dans notre vie.

Le système limbique est l’endroit où sont produites les émotions négatives, comme la colère, la peur, le ressentiment, ainsi que l’anxiété, la dépression et le pessimisme. Et on sait que les émotions négatives sont plus aptes à causer des dommages physiques et émotionnels à la santé.

Autrement dit, la prière et les pratiques spirituelles augmentent l’activité dans les régions de notre cerveau qui sont le plus utiles, et diminuent l’activité dans les régions qui sont le moins utiles et même nuisibles.

Pour faire écho à ces données, il existe de plus en plus d’études visant à observer les bienfaits d’un équilibre entre corps et âme. Ainsi les chercheurs de l’École de Santé Publique de l’Université de Harvard ont suivi 28,000 hommes âgés entre 42 et 77 ans pendant une période de 10 ans. Il ont découvert que ceux qui n’avaient pas d’amis proches ou de pratique spirituelle dans leur vie avaient un risque plus élevé de mourir d’une maladie cardiaque. (American Journal of Epidemiology)

Référence:How God Changes Your Brain: Breakthrough Findings from a Leading Neuroscientist par le Dr Andrew Newberg, M.D.

J’ai un peu le sentiment d’enfoncer une porte ouverte pour tous ceux qui pratiquent, mais j’espère aussi encourager tout un chacun à trouver un temps pour s’occuper de son Essence-Ciel.C’est à dire de prendre un temps d’intériorisation, que ce soit méditation, contemplation, prière. Et cela dépasse largement les « codes » religieux. Se relier à « l’UNI – VERS » par une écoute de ce qui se passe dans notre intériorité.Cela passe toujours par le souffle, comme le démontrent toutes les pratiques de respiration consciente, et de cohérence cardiaque. N’oublions pas que la cohérence cardiaque a été développée après que l’on se soit intéressé aux bienfaits physiologiques de ces attitudes d’intériorité.Trouver ce temps indispensable tous les jours pour nous relier à plus grand que nous en nous…. Vous pouvez consulter mon petit livre: ‘Voyage en pays d’intériorité’ (Ed Fides) qui guidera ceux qui veulent pratiquer une méditation basée sur les sons de la médecine chinoise.Mais ensuite trouvez Votre pratique personnelle. Ce sera la bonneCe faisant, notre santé neurologique, physiologique, et spirituelle s’en trouvera améliorée et nous cheminerons vers notre vraie Nature, notre vraie grandeur….Car c’est en fait le véritable but de notre passage terrestre!Depuis les travaux ne cessent de sortir sur le sujet

J’étais à Paris fin Septembre 2019 pour le congrès Santé spiritualité et conscience où des professionnels de la santé ont tous confirmé le lien plus qu’essentiel entre santé et spiritualité, ce que j’exprime aussi modestement depuis plus de 20 ans dans mes publications et consultations.

Voici quelques autres notes et références issues de ce congrès formidable car il légitime grandement toute cette approche.

Le Docteur Charbonnier de Toulouse a développer son concept de conscience extra neuronale, laquelle nous met en contact avec l’univers, la Source, et qui n a rien à voir avec la conscience analytique située elle dans le cerveau.

Cette conscience extra neuronale nous fait devenir” hyper conscient” : on la contacte certes dans ces états de mort rapprochée qu ils étudie dans son service d’anesthésie – réanimation, mais aussi:

  • Lorsque l’on prie et plus particulièrement pour les autres: Cas de miracles à Lourdes authentifiés médicalement survenus chez des personnes priant pour les autres
  • Dans tout processus de relaxation et contemplation
  • Avant de nous endormir

La physique quantique nous apprend qu’il est impossible de séparer l’observateur de l’univers observé. : la conscience analytique est donc limitante.

La conscience élargie, extra neuronale fonctionne alors que le cerveau est éteint lors d’expériences de mort rapprochée: C’est donc bien que cette conscience extra neuronale préside à la Vie

“Nous sommes consciences en dépit de notre cerveau.”

Eben Alexander, neurologue ayant vécu lui même un expérience de mort imminente est venu nous partager son expérience qui a radicalement changé sa vie. Il témoigne de ce que la science matérialiste ne donne qu’une vision bien trop limitée de la conscience , et que celle ci est beaucoup plus vaste en-dehors de notre corps

Témoignage de soeur Bernadette Moriau, dernière miraculée de Lourdes nous a parlé de la plénitude à prier pour les autres, de la présence du sacré ressenti lors de la procession de Lourdes et du miracle qui s’en est suivi pour elle: elle a enlevé un corset qui soutenait sa colonne depuis des années, une attelle pour un pied équin paralysé et de la morphine qu’elle prenait quotidiennement depuis de nombreuses années également.

Son témoignage a insisté sur le fait que si nous étions tous inter reliés, nous étions nous même inter reliés: corps/ esprit/ âme. Et pour elle et beaucoup de croyants il n est pas si anormal que le spirituel puisse agir sur notre corps physique.

Elle nous a dit:” Dieu a besoin de l’Homme pour faire un miracle”

En quelque sorte, la prière, la méditation, en nous faisant atteindre des niveaux d’énergie plus vastes, plus grands est capable de corriger la matière.

Mathieu Ricard est venu via un enregistrement nous dire l’importance de s’affranchir de nos mécanismes mentaux qui créent notre souffrance.

Il nous a rappelé l’importance de trouver un espace par rapport à nos émotions: Ce qui EST Conscient, n’est pas l’émotion: position de l’observateur dans le bouddhisme. Il ne s’agit pas de nier l’émotion, car réprimée elle ressortira plus forte, mais par une pratique méditative régulière, d’apprendre à se dissocier de l’émotion.

Tanzin Palmo nous a aussi brièvement parlé de la richesse de la méditation qui nous amène à devenir plus éveillés au moment présent, et donc aussi plus conscients.

Elizabeth Blackburn prix nobel de médecine sur ses travaux sur les télémètres et la télomérase est venue avec un enthousiasme communicatif nous parler de son travail conjoint avec la psychologue Elisa Epel.

Elles nous ont redit comment nos habitudes de vies et nos pratiques d’intériorité peuvent avoir un effet observable sur cette télomérase, et protéger ainsi nos chromosomes, nous protégeant de fait de pathologies dégénératives.

Elles nous ont rappelé de nous poser souvent cette question: “Où est placé mon esprit en ce moment?”

S’exercer à être pleinement conscient à ce que je fais, et mes télémètres se porteront mieux!. Cultiver les inter relations amis/ famille/ autres: ne pas rester isolés: L’Humain est un être de relation.

Leurs travaux nous encouragent à cultiver l’attention, l’écoute la bienveillance, l’accueil à ce qui est….tout simplement aussi parce que cela impacts notre biologie, positivement ou non selon notre pratique.

Richard Davidson qui a co fondé avec le Dalai lama un institut d’étude de la conscience et qui a étudié la méditation de nombreux moines tibétains est venu nous dire l’importance de pratiquer au minimum 3 fois par jours une pause méditative de 5 minutes( cohérence cardiaque).

Ceci conduira à

  • une neuro-plasticité augmentée: “nous devons prendre la responsabilité de notre cerveau”
  • une meilleure régulation de nos gènes par l’épigénétique: L’Expression de nos gènes dépend de la façon dont fonctionne notre esprit.
  • une meilleure communication bi directionnelle entre cerveau/ esprit et Corps: le travail sur notre esprit améliore les facultés du cerveau et est bon pour le corps
  • une connexion à notre bonté innée

Cette notion de bonté innée qui a été étudiée neurologique ment, m’a fait penser à une conférence de soeur Catherine Aubin d il y a quelques mois qui nous rappelait que ce n’est pas le péché qui est originel, mais bien la joie et la bonté!

D’après les recherches du Dr Richardson, la méditation a un impact sur notre épigénétique et notre santé en général supérieur à l’exercice musculaire régulier et une bonne alimentation

La méditation a un effet anti inflammatoire dans la mesure ou elle va éviter l’expression du gène pathogène.

Richardson a résumé Les 4 notions de bien être à développer, et ce au niveau de la santé publique….( il y’a encore du chemin à faire…)

  1. La conscience, ou l’attention : Etre présent à ce que nous faisons
  2. Les connexions: relations sociales, gentilles, empathie: Toutes ces attitudes augmentent la sensation de bien être
  3. La pratique de l’intériorité: Connaissance se soi même, temps d’intériorisation auront un impact sur le déclenchement ou non de pathologies
  4. Le but: avoir un objectif, approfondir le sens de nos vies

Frédéric Saldman et le professeur Henri Joyeux sont venus parler d’alimentation et de l’importance d’être à l’écoute avec bon sens de ce qu’exprime notre corps.

Tous nous ont rappelé que nous ne pouvons éviter le stress, mais que l’état d’esprit avec lequel nous l’abordons transforme positivement ou négativement ses effets

Ce que j’ai l’habitude de dire avec: Ne pas en rajouter avec notre mental!

Tous, absolument tous nous ont parlé de la force d’empathie, de l’amour comme agent thérapeutique.

Ce fut une bien belle journée de conférences, porteuse d’espérance où l’on se prend à rêver.

Plus de conscience dans la science…?

Plus de conscience dans nos vies: Cela nous appartient et nous redonne notre libre arbitre.

Répondre