
Au milieu du tumulte de ce 7 Aout 2026
Je vous ai souvent parlé dans ces pages, du sourire, j’aimerai vous partager aujourd’hui, la méditation du sourire que l’on peut retrouver dans différentes traditions, dont le taoïsme avec le « Sourire intérieur »
Le sourire bienveillant, reste une petite étincelle de la joie qui habite tout humain: n’oublions pas que c’est la joie qui est originelle à notre existence.
Dans les dialogue avec l’ange il est dit aussi que le sourire est » la prière de chaque petite cellule ».
Plutôt que d’attendre de se sentir bien pour sourire, on utilise le sourire lui-même comme point de départ de la méditation.
Et si individuellement, nous prenons le parti chaque matin de ce sourire intérieur, notre énergie en sera changée pour la journée; et de petit sourire en petit sourire, peut être pourrons nous garder vivantes ces petites lucioles d’espérance qui sont si nécessaires à notre monde.
Le colibri…toujours le colibri!….
Donc, pour cela, on s’assoit confortablement, on respire calmement et on laisse naître un léger sourire;
Pas un grand sourire fort. mais quelque chose de subtil, presque imperceptible;
On porte ensuite son attention sur les sensations que ce sourire crée: la détente des muscles du visage, de la mâchoire, autour des yeux; et l apaisement qui peut se diffuser dans tout le corps.
Thich Nhat Hanh l’associait souvent à la respiration consciente, avec des phrases comme : « En inspirant, je calme mon corps. En expirant, je souris. » Pour lui, le sourire n’était pas une conséquence de la paix intérieure mais aussi sa source — les deux se nourrissent mutuellement.
L’idée sous-jacente s’appuie d’ailleurs sur un phénomène que la psychologie a exploré : l’expression faciale peut influencer l’état émotionnel, pas seulement le refléter. Sourire doucement, même sans raison, tend à détendre le système nerveux et à colorer positivement l’expérience du moment
Voici comment pratiquer la méditation du sourire, d’une durée d’environ 5 à 10 minutes. Vous pouvez le lire d’abord en entier, puis le pratiquer de mémoire, sans chercher la perfection.
1. Installation (1 minute)
Asseyez-vous confortablement, le dos droit mais sans rigidité, les épaules relâchées. Vous pouvez fermer les yeux ou garder un regard doux posé vers le sol. Prenez deux ou trois respirations profondes pour arriver dans l’instant présent.
2. Faire naître le sourire (1 minute)
Laissez apparaître un léger sourire sur vos lèvres — à peine visible, comme si vous vous souveniez d’un moment agréable. Ne forcez rien. Si cela aide, imaginez le visage d’une personne que vous aimez, un paysage qui vous apaise, ou simplement la sensation du soleil sur votre peau.
3. Ressentir le sourire (2 minutes)
Portez maintenant votre attention sur les sensations physiques : la douceur autour de la bouche, le relâchement de la mâchoire, la détente subtile autour des yeux. Observez comment ce petit sourire modifie peut-être votre respiration, votre posture, votre état intérieur. Vous pouvez accompagner chaque respiration d’une phrase silencieuse : « En inspirant, je calme mon corps. En expirant, je souris. »
4. Le sourire intérieur (3 minutes)
Imaginez maintenant que ce sourire descend doucement à l’intérieur de vous, comme une lumière chaude. Laissez-le se poser sur votre gorge, puis votre poitrine, votre cœur. Souriez intérieurement à votre cœur, comme on sourit à un ami. Continuez vers le ventre, et si vous rencontrez une zone de tension ou une émotion inconfortable, ne cherchez pas à la chasser — souriez-lui simplement, avec bienveillance, comme on accueille quelqu’un de fatigué.
5. Retour (1 minute)
Laissez le sourire imprégner tout votre corps quelques instants. Puis, doucement, reprenez conscience de la pièce autour de vous, bougez les doigts, ouvrez les yeux.
Essayons de garder une trace de ce demi-sourire en reprenant vos activités.
Bonne pratique! et Bonne journée!
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