Billet du jour du Mercredi 6 Mai 2020

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Triste billet ce matin, désolée!

“Les gens ne se rappelleront pas tout ce qu’on a fait par rapport aux lavages des mains puis aux masques. Ils vont se rappeler qu’ils n’étaient pas là quand leur mère est décédée et qu’ils n’ont pas pu faire de funérailles.” Docteur Joanne Liu

Comme cela est vrai, et comme cela témoigne d’une société déshumanisée, où l’humain a disparu au profit des chiffres et de la barbarie des “protocoles”.

C’est à ce constat désolant que nos comportements, nos lois, nos choix nous ont conduit.

Des colonnes de chiffres se soustraient, se divisent, s’analysent très bien; alors que c’est plus difficile lorsqu’il s’agit d’humains.

Qu’avons nous fait pour arriver à ces aberrations ? À quel moment la grenouille s’est tellement gonflée d’orgueil, qu’aujourd’hui comme dans la fable, elle explose. Et la grenouille c’est notre société!

Nous désinfectons tout, nous nous distançons, nous nous claquemurons chez nous.

Nous isolons les personnes les plus fragiles, les malades et les mourants ne peuvent plus être accompagnés d’un membre de leur famille pour les soutenir dans l’épreuve.

Or nous savons combien la présence humaine a une valeur réconfortante, voire thérapeutique. Du moins nous savons que l’absence de relation est un facteur aggravant de toute pathologie.

Et nous faisons tout l’inverse, par manque de moyens, par oubli de l essentiel.

Car pendant ce temps là nous constatons que nos caisses sont vides et que nos hôpitaux n’ont pas les moyens nécessaires pour assurer les soins correctement.

À avoir trop longtemps joué sur la corde raide pour les soins aux humains, aux ainés, nous nous trouvons aujourd’hui dépassés et de beaucoup. Les états ont privilégié depuis des décennies, l’armement, l’industrie , la bourse

Mais où est passé ce qui construit l’homme?: son instruction, ses soins, sa culture?

À se disputer sans cesse sur des sujets secondaires, à chercher sans cesse à être le plus puissant, nous avons perdu l’essentiel, gonflés d’orgueil et de fausses richesses, mais affamés d’amour et de soins.

Cette pandémie et nos pauvres outils inadaptés pour la traverser auront pour seul intérêt de nous faire changer de cap radicalement, et de remettre l’humain au centre de toute politique, de toute décision.

Si nous ne le faisons pas et si nous laissons encore des technocrates dans leurs bureaux froids et impersonnels, valider ou non telle ou telle requête, l’avenir de l’homme ne vaudra plus grand chose.

Je veux croire qu’une aube nouvelle finira par se lever après ce grand désastre mondial.

Je suis triste, comme vous certains jours, mais je conserve tout de même la petite flamme de l’espérance allumée et je compte sur vous pour bien prendre soin ce la vôtre.

Ce soir, je vais revoir le film “La belle verte!”, et si vous ne l’avez pas vu, visionnez le.

C’est un film qui a plus de 20 ans, mais toujours riche d’enseignements: ICI

Christine

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