Je jardine, tu jardines, nous jardinons!

Cela fait plus de 3 générations chez moi que nous savons la richesse et le bonheur du contact avec la terre, la vraie.
La reconnaitre: rouge, grasse, sèche, noire, riche, triste, généreuse.
Sentir l’odeur de la pluie nourrissant une terre chauffée à blanc par des étés torrides,
Planter au printemps ses plates bandes ou ses jardinières;
Traquer le puceron et espérer la coccinelle qui les chassera;
Enfoncer ses mains dans le terreau,
Reconnaitre de loin, un champ de sarrasin ou d’orge,
Humer l’odeur de la terre, la vraie, qui n’est pas sale, mais bien vivante.
Oui, des générations avant nous, nous ont transmis ces habiletés.
Mes ancêtres et les vôtres vont bien rire en lisant ce qui suit, mais bon, il est des cerveaux urbains qui ont peur de tout ce qui n’est pas aseptisé…
Alors voilà: Plusieurs études tres sérieuses, nous encouragent à continuer à jardiner à pleine mains…..
et…… à nous les laver ensuite; Bien sûr!
Le temps passé à jardiner aura été un temps de bonheur et de grande satisfaction.
Ce n’est pas un hasard, si dans certaines classes, les enseignants propose des activités de jardinage au cours du cursus de l’année scolaire. Un retour aux sources plus que nécessaire!
Figurez vous que des chercheurs ont découvert en deux temps (2007 et 2010) pourquoi travailler dans le jardin rendait plus heureux et surtout plus intelligent.
Donc d’après ces chercheurs, le mérite en revient à un des plus petits organismes vivant sur terre à savoir une bactérie. Cette dernière se nomme Mycobacterium vaccae et est surtout connue pour être la source de la tuberculose. On la trouve dans la terre de votre jardin mais pas de panique c’est une souche inoffensive.
La voici:
Des expériences menées sur des souris ont démontré que le contact avec la bactérie augmente la production de sérotonine par le cerveau, cette dernière étant considérée comme « l’hormone du bonheur ». La sérotonine est en réalité un neuro-transmetteur, molécule chimique qui transmet les informations entre les neurones. Sa faible présence dans le cerveau est un des symptômes de la dépression. Cette étude a été mené par le Dr Chistopher Lowry en 2007.
Mais voilà qu’en 2010 le Sage Collége de New York remet le couvert en publiant une étude démontrant que M. vaccae améliore l’apprentissage tout en réduisant le niveau d’anxiété. L’expérience menée par le professeur Dorothy Matthews, toujours sur des souris, a permis d’observer que l’ingestion de la bactérie leur permettait de sortir d’un labyrinthe plus rapidement (2 fois plus vite) et moins stressées que le groupe témoin (non traité).
Le mécanisme exact permettant ces prouesses n’est pas encore connu mais sachez qu’il est inutile de vous mettre à manger de la terre car la simple respiration de poussières ou de particules humides provenant du sol suffit a faire entrer la bactérie dans l’organisme….
La conclusion « rigolote » et surement hâtive, consiste à dire que trop d’hygiène (consistant à tuer les bactéries) rend bête et dépressif !!! « ..
Alors jardinons, dans nos jardins, sur nos balcons, mais jardinons et transmettons aux plus jeunes!
Faire fleurir un peu de beauté ne peut qu’être bénéfique pour le corps et pour l’âme, n’est ce pas?
Bon jardinage!

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *