Le confinement

Voici mes conseils sur le sujet

par Christine Angelard

Comment traverser le confinement?

Car c'est bien cela dont il s'agit. Je me propose de vous donner quelques conseils ici.

 

Nous sommes enfermés dans nos maisons, dans nos villes, dans nos peurs pour certains.  Or l'enferment, peut, s'il est déserté de sens, devenir le germe de la maladie. En effet, le mot maladie "mahala" en hébreu réfère à un enferment, à l'incapacité de créer du neuf. Une circularité stérile où rien ne se crée.

 

Au contraire, dans la santé, c'est la notion de paix, d'entièreté qui est retrouvée. Être entier dans ses corps physiques, émotionnels, spirituels également, soit la capacité à faire du neuf.

Le mouvement régulier, harmonieux est le témoin même de la vie. Une cellule qui s'arrête de vibrer, de bouger, de se transformer est une cellule morte.  Nous voyons donc bien l'importance de cette notion de mouvement dans la définition même du vivant.

 

Or, pour limiter la propagation d'un virus, élément qui parasite nos épithéliums pulmonaires, il nous est demandé de ne pas bouger, ou du moins de limiter au maximum nos sorties.

 

Tout un paradoxe, toute une épreuve.

 

Comme tout virus, ce COVID-19 ne peut survivre que s'il parasite un hôte. En l'occurrence, notre corps. Plus précisément, il vient s'attaquer à notre fonction respiratoire.

 

Les poumons sont l'organe en lien avec l'incarnation même, la vie sur terre. En effet, In utéro, nos poumons ne fonctionnent pas. Lorsque nous naissons, c'est notre premier cri qui viendra "déplisser" nos alvéoles pulmonaires.

 

Poumons : 1er cri...dernier souffle.  Puis, nous repartons sur un autre plan éthérique.

Ce souffle vital se trouve être en péril lorsque nous contractons ce micro-organisme COVID-19.  Ce n'est pas rien.  Est-ce à dire que l'humanité est en train de se trouver un nouveau souffle. Cela y ressemble.

 

Même si cela semble inquiétant, il nous appartient d'appréhender les choses de façon constructive et non destructive. La peur, l'agitation du mental ne font que nous limiter et nous rendre plus fragiles. Il est donc impératif de trouver autre chose.

 

Rappelons que ce qui touche à l'énergie des poumons en Médecine Traditionnelle Chinoise est

  • Tout ce qui appartient au système neurovégétatif : les automatismes vitaux et de pair l'inquiétude pour la vie, la nôtre, ou celle de nos proches.
  • Mais aussi au niveau émotionnel, la nostalgie.  La nostalgie d'un paradis perdu.
  • L'olfaction : la capacité à sentir les odeurs. Une odeur c'est immatériel et pourtant cela se fait connaitre.

Nous avons une très vague connaissance d'où nous venons et où nous retournerons, mais nous avons perdu ce parfum d'un ailleurs oublié. Nous le retrouvons pourtant dans nos exercices de méditations et de prières lorsque nous portons attention à notre souffle.  Et ce n'est pas un hasard si nous parvenons à calmer notre mental, justement par des exercices de respiration.

 

Lorsque nous prenons deux ou trois grandes respirations et qu'ensuite nous portons attention à notre souffle : 

  • en inspirant par le ventre doucement, profondément,
  • puis en expirant largement,
  • et là, existe un temps entre expiration et inspiration suivante,  où nous pouvons parfois retrouver l'essence de cet ailleurs oublié : un espace où il n'y a ni inspiration ni expiration, une seconde suspendue en dehors du temps. Une seconde de cette éternité que nous avons perdue.
  • C'est de tout cela que nous parlent nos poumons.

Alors face à cette situation, il est important sortir de cet enfermement pour retrouver justement un autre souffle, à l'échelle individuel, mais aussi collectif.

 

A) Commençons par accueillir ce temps comme une opportunité et non comme une punition.

Nous n'avons jamais assez de temps pour l'introspection, tous occupés que nous sommes au quotidien, dans nos obligations, nos heures dans les transports, etc.

Aujourd'hui, nos occupations externes se sont considérablement réduites au strict minimum, ce qui nous a laissé du temps pour creuser en notre intériorité et laisser remonter ce qui est bien enfoui depuis longtemps. 

  • Accueillir ce temps qui ralentit automatiquement comme une bénédiction ; nous prenons conscience de la chance que nous avons d'avoir un toit, des amis certes éloignés mais dont nous sommes proches par les moyens technologiques modernes.
  • Accueillir ce temps pour pratiquer des moments de silence et goûter à cette densité impalpable, mais au combien guérissante dans nos temps de méditations ou de prières.
  • Peut-être justement, parce que nous allons ainsi reconnecter une partie de nous-même négligée depuis si longtemps.
  • Accueillir ce temps comme un jeûne de paroles, de courses inutiles.
  • Accueillir ce temps de confinement comme un retour vers Soi, vers l'être intérieur, avec ses aspirations véritables. 
  • Accueillir ce temps comme un moment où sont mises en valeur les choses vraiment importantes et le temps retrouvé également.
  • Le temps s'écoule plus lentement et nous apprivoise plus sûrement que toutes les doctrines ou ateliers qui parlaient autrefois de cela.

Cela va entrainer obligatoirement des virages à 180 degrés dans pas mal de vies. Mais ces virages dans nos façons d'appréhender la vie, la nôtre et celle de notre société devraient nous remettre sur une voie plus juste.  Ces temps de face à face avec nous même, vont changer les perspectives.

 

B) Si nous ne pouvons bouger autant que nous le souhaitons à l'extérieur, faisons-le à l'intérieur

 

Quelques exercices d'étirement, de yoga, la pratique des 5 tibétains, (vous avez le mode d'emploi ici), fenêtre ouverte ou sur notre terrasse. C'est une bonne façon de commencer la journée ; nous nous oxygénons et mettons en mouvement l'énergie dans votre corps. Le mouvement, le mouvement!  Ce mouvement n'a pas besoin d'être intensif ou performant ; simplement régulier, lent, comme le mouvement de vie d’une cellule ; les personnes pratiquant le Qi Kong le savent, c'est dans la lenteur que l'on perçoit le mouvement intérieur qui se produit.

 

C) Soyons créatifs : nous le sommes tous plus ou moins parce que c'est vital. Alors, appliquons-nous à l'être davantage

  • L'entraide se met en place dans les quartiers, les villes : Celui-ci a convenu avec sa voisine âgée, d'un code de couleur à afficher sur sa fenêtre pour savoir s'il passe lui apporter des courses, ou si elle a besoin d'aide plus urgente.  Des grand-parents lisent des histoires à leurs petits-enfants via Skype : l'heure du conte avec mamie via l'ordinateur... Tiens tiens, l'ordinateur va être le moyen de communiquer pour de vrai avec quelqu'un que l'on aime.... Voilà une bonne façon d'utiliser l'ordinateur, la tablette ou le téléphone dit intelligent.   Et d'autres attitudes d'entraide encore se créent et s'invente tous les jours.
  • Bon nombre d'échanges professionnels se font via les plateformes internet, et permettent aux intervenants d'être plus relax, plus souples aussi dans les horaires puisqu'ils font cela de leurs salons ou de leurs bureaux. Le télétravail trouve ici toute son utilité et va peut-être véritablement se développer encore plus par la suite.
  • La tenue d'un journal, l'écriture peuvent aider à clarifier ce qui émerge en nous.
  • L'école à la maison pour les parents peut devenir un temps de relation privilégié avec l'enfant et aussi un temps de créativité. Faire une recette de cuisine avec des enfants du primaire peut très bien intégrer des mathématiques, de la lecture, voire quelques notions de chimie!
  • Ce temps bloqué à la maison pourra permettre de faire le tri, voire le vide dans ses papiers, dans ses tiroirs...et donc dans sa vie. Nous créons de l'espace à l'intérieur et ainsi nous respirerons mieux.
  • Soyons attentifs à toutes nos intuitions, idées et explorons-les.  Le temps libre, c'est ce qui met le mental raisonneur au repos, et ainsi, animés d'un souffle plus léger, nous devenons capables de nous connecter à cette conscience extra neuronale dont parle le Pr Charbonnier, et d'en ramener des conceptions originales.  Les grandes découvertes ont souvent été réalisées dans des temps dit "mort", c'est-à-dire des temps où le mental raisonneur qui tourne en boucle dans des schémas archi connus, était au repos, et où l'imagination pouvait enfin s'exprimer.

D) Établissons un programme pour ne pas s'enliser dans une inertie stérile, avec le sentiment de n'avoir rien fait de ses journées.

 

Établissons un programme souple, à réadapter si nécessaire 

Les personnes qui ont le mieux traversé des périodes d'emprisonnement de toute sorte ont toujours dit qu'elle avait eu à tenir grâce à une certaine routine qu'elle pratiquait, notamment quelques exercices de gymnastiques. Nous ne sommes pas en prison et avons la chance d'avoir chez nous tout le confort. 

 

1.  Aussi première chose, cela peut paraître évident, mais cela ne l'est pas toujours pour tous. On se lève, on se lave, on s'habille! Pas de journée pyjama à la journée longue. On s'habille confortable peut-être, mais on ne traine pas en pyjama toute la journée. On se lève avant 9 h et on se couche à une heure raisonnable entre 22 h et 23 h.

 

2.  Puis pensons à prendre un temps d'intériorité : face au soleil levant, à une icône, ou tout simplement, les yeux fermés mais tournés vers le regard intérieur. On peut s'aider d'une méditation ou prière guidée ("Voyage en pays d'intériorité." Ed Fides), on peut le faire seul simplement.

 

3.  Suivront quelques exercices physiques, soit la marche, si on peut encore sortir de chez soi une petite heure.

 

Et, dans ce cas, on pourra pratiquer la marche afghane qui est une marche où les pas sont rythmés par la respiration : je vous offre le Powerpoint que j'ai fait ici.

Pendant cette marche, on appréciera la communion à la nature. On ouvre grand ses yeux et ses oreilles sur cette nature qui nous entoure.

On pourra faire ses exercices de yoga, Qi Kong, Gymnastique, sur sa terrasse, dans son jardin, ou dans son salon toutes fenêtres ouvertes, si l'extérieur nous est interdit.

N'oublions pas d'aérer nos maisons! Nos sorties sont limitées, mais l'air frais lui qui entre par nos balcons et fenêtres n'est pas limité.

 

4. Puis au petit déjeuner, prendre un temps pour écrire ses objectifs de la journée : ne pas s'en mettre trop. Soyons réalistes. C'est une habitude à faire aussi avec les enfants si vous avez de jeunes enfants à la maison. 

 

Qu'allons-nous faire aujourd'hui?

·         D'obligatoire? (ou de moins plaisant?)

·         D'amusant, ou intéressant?

·         D'inhabituel? 

·         Essayons de remplir chaque case avec un item. C'est là où la créativité va pouvoir s'exprimer. 

 

5.  Quel divertissement allons-nous partager en fin de journée? film? musique? lecture?

Savoir qu'à la fin de la journée, on regarde tous ensemble un bon vieux film à la télé, ou un concert retransmis sur les ondes, ou au contraire, nous allons enfin avoir plus de temps pour se plonger dans ce livre que nous n'arrivions pas à lire, faute de temps il y a quelques semaines. Tout ceci apportera du baume au coeur. Cela peut être tout autre activité créatrice ou réconfortante dans la mesure où elle ne fait pas intervenir les écrans de jeu vidéo ou des informations en boucle, qui iraient tout à la fois nous abêtir et entretenir un stress inutile.

 

Prévoir une à deux récréations pour petits...et grands, c'est selon l'humeur et l'âge des participants.   Faire un petit point de 15-20 minutes au milieu de la matinée et de l'après-midi pour voir "Comment ça se passe?" Donner des encouragements, etc., Relâcher la pression.

 

On essaiera aussi d'employer ce temps de pause à cultiver la joie : histoire drôle, concours de grimaces avec les jeunes enfants, petit jeu, etc. Le but étant de relâcher la tension et de relativiser la situation. Cela renforce les liens si nous sommes plusieurs et réoriente notre esprit vers du positif, si par hasard, il était en train de ruminer du négatif.

Si vous êtes seul, regardez une courte vidéo de quelque chose d'agréable : une chanson que vous aimez, un court extrait d'un film que vous avez aimé. Relâchez la tension, détournez votre attention vers quelque chose d'heureux!

 

6.  Dans votre programme de la journée pensez à y inclure un appel téléphonique ou une communication internet avec quelqu'un d'éloigné. La distanciation est physique, mais certainement pas sociale.  Nous nous rendons compte alors combien notre amour, notre tendresse est vitale. Là aussi, nous pourrons être inventif : écrire un petit mot, une lettre et l'envoyer, fera un grand plaisir à celui qui la trouvera en ouvrant sa boite aux lettres quelque jours plus tard.  Le temps s'est ralenti... profitons-en pour écrire justement à ceux que l'on aime.  Le téléphone et l'internet c'est bien. Un petit mot écrit ou un dessin d'enfant, restera un beau souvenir. Pensons y.

 

7.  Dans les activités de la journée, reviennent 3 fois par jour l'activité des repas : soyons créatifs ici aussi, essayons de nouvelles choses.  Laissons-les plus jeunes s'entrainer également. Trouver la recette, la déchiffrer, trouver les ingrédients, peser, réaliser, etc. peut devenir un atelier pédagogique sans en avoir l'air!

Pensons lors de nos sorties de provisions, à faire le plein de fruits et légumes, et mettons-nous à suivre un peu mieux les conseils santé prodigués par médecines, naturopathes, etc.  Pensons aux jus de légumes, qui apporteront vitamines enzymes et boosteront votre énergie sans vous alourdir. Quelques recettes ici

 

 

E) En fin de journée, prenons l'habitude de trouver des motifs de gratitude à cette journée. 

C'est le moment idéal pour reprendre un cahier de gratitude. Tous les soirs, trouvez un motif de gratitude et pratiquez les exercices du Professeur Emmons que je rappelle dans mon dernier livre :

"La gratitude qui guérit" Ed Édito/ Gallimard au Québec et Eyrolles en France; Je vous redonne ces exercices en rappel ici.  N'oubliez pas que notre cerveau ne peut pas à la fois travailler en négatif et en positif.  Si nous nous entrainons à cultiver la gratitude quotidiennement, toute notre physiologie s'en trouvera améliorée! 

 

En conclusion

La privation de visites, de sorties, l'empêchement de serrer dans nos bras ceux que nous aimons, nous fait ressentir plus intensément le besoin de dire à nos proches notre amour, notre soutien. Nous nous parlons plus vrai, et c'est un bénéfice secondaire positif de cet enfermement.  Peut-être est-ce aussi que cet éloignement physique obligatoire, nous fait appréhender plus intensément la fragilité de la vie, la possibilité de l'absence définitive.

 

Ce confinement nous fait réaliser à quel point la Vie est merveilleuse et comme il était urgent de la revaloriser dans nos quotidiens, à l'échelon individuel, et à l'échelon d'une société.

Et si ce confinement nous apprenait à retrouver la saveur de ce qui est vraiment important...?

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Christine Angelard

 

Naturopathe, Auteure et Conférencière

 

christine.angelard@gmail.com

 

 

 

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